
Malmousque et la pêche — cabanons, barques et calanque du 7e
Prénoms peints sur la coque, cabanons colorés, remise à l'eau au lever du jour — le visage discret de la pêche marseillaise.
À Malmousque, la pêche n'a rien de spectacle — c'est une pratique du quotidien. Les barques portent des prénoms de filles, des moteurs Yamaha usés, des bâches bleues qu'on replie à la main. Les cabanons se superposent sur la falaise comme des cabanes de bord de mer qu'on aurait laissées pousser.
La remise à l'eau se fait sur des rails de bois, entre roche et béton. On croise le voisin, on salue le capitaine, on regarde la mer monter. C'est lent, concret, loin des criées du centre-ville — et c'est précisément pour ça qu'on y revient.
Ce carnet ne liste pas des adresses touristiques — il raconte un rapport à la mer qui tient encore debout : barque peinte, geste du matin, soupe de poisson le dimanche. Marseille mange encore ce que ses calanques lui rendent.