
Les métiers qui disparaissent — cordiers, peintres du port, chantiers
Ateliers du 7e, savoir-faire transmis à contretemps, enseignes peintes à la main — ce qui reste de l'artisanat marseillais.
Sur les quais et dans les impasses du 7e, des ateliers ferment un à un — cordiers, chaudronniers, peintres de enseignes. Marseille a bâti sa réputation sur des mains qui travaillaient le bois, le métal, la corde.
Les cabanons du port portent encore des signatures peintes à la main — preuve qu'un métier de rue a survécu aux promoteurs. Les Peintres du 7e Arrondissement ne sont pas une légende : ce sont des visages, des pinceaux, des devis sur le papier.
Ce carnet recueille ce qui s'en va : pas pour nostalgie, mais pour comprendre comment une ville portuaire se transforme — et ce qu'elle perd quand le chantier devient résidence.